Plantes Adaptogènes

Plantes Adaptogènes : 10 Secrets pour une Vie Équilibrée en 2025

Table des matières

Dans notre monde moderne où le stress est omniprésent, les plantes adaptogènes représentent une solution naturelle de plus en plus recherchée. Ces végétaux exceptionnels possèdent la capacité unique de normaliser les fonctions physiologiques et d’aider l’organisme à s’adapter aux différents types de stress, qu’ils soient physiques, chimiques ou biologiques.

Plantes Adaptogènes

Utilisées depuis des millénaires dans les médecines traditionnelles asiatique et ayurvédique, ces plantes ont récemment gagné en popularité grâce à de nombreuses études scientifiques validant leurs effets thérapeutiques. Dans cet article, nous explorerons en détail les dix meilleures plantes adaptogènes, leurs principes actifs, leurs bienfaits spécifiques et les précautions à prendre pour les utiliser en toute sécurité.

Quels sont les bienfaits spécifiques de l’ashwagandha et des plantes adaptogènes ?

L’ashwagandha (Withania somnifera), souvent appelée « ginseng indien », figure en tête de liste des meilleures plantes adaptogènes. Ses bénéfices sur la gestion du stress sont particulièrement remarquables.

Régulation du stress et de l’anxiété

Cette plante millénaire agit directement sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, système central de notre réponse au stress. « Une étude publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry a montré que l’ashwagandha réduit le cortisol de 30% après 60 jours de consommation régulière, » explique le Dr. Michael Breus, spécialiste du sommeil et psychologue clinicien.

ginseng indien

Cette diminution significative du cortisol s’accompagne d’une réduction mesurable des symptômes d’anxiété. Une méta-analyse publiée dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine a révélé que l’ashwagandha était plus efficace qu’un placebo pour diminuer les scores d’anxiété, avec des effets comparables à certains médicaments anxiolytiques conventionnels, mais sans leurs effets secondaires.

Amélioration du sommeil et des performances cognitives

L’ashwagandha favorise également un sommeil réparateur grâce à ses composés actifs, notamment les withanolides, qui interagissent avec les récepteurs GABA dans le cerveau. Le professeur Chandrasekhar, chercheur à l’Université de Californie, souligne que « la prise d’ashwagandha améliore significativement la qualité du sommeil, réduisant le temps d’endormissement et augmentant la durée totale du sommeil. »

ashwagandha

Sur le plan cognitif, les études montrent une amélioration de la mémoire, de l’attention et de la capacité à traiter l’information. Chez des adultes souffrant de déclin cognitif léger, une supplémentation de 600 mg d’extrait d’ashwagandha pendant 8 semaines a amélioré les performances aux tests de mémoire immédiate et générale de 40%.

Comment utiliser l’astragale pour renforcer l’immunité ?

L’astragale (Astragalus membranaceus) est l’une des meilleures plantes adaptogènes pour soutenir le système immunitaire. Véritable pilier de la médecine traditionnelle chinoise, elle possède des propriétés immunomodulatrices exceptionnelles.

Mode d’action sur le système immunitaire

Selon la Dre Linda Rector-Page, naturopathe et herboriste, « l’astragale stimule la production de globules blancs, notamment les lymphocytes T et les macrophages, tout en augmentant la production d’interféron, une protéine naturelle qui combat les virus. »

Les polysaccharides et les saponines présents dans l’astragale activent les cellules NK (Natural Killer), essentielles dans la défense contre les infections et les cellules cancéreuses. De plus, cette plante renforce la barrière muqueuse intestinale, première ligne de défense de notre système immunitaire.

Une étude publiée dans le Journal of Ethnopharmacology a démontré que les extraits d’astragale réduisaient significativement la fréquence et la durée des infections respiratoires chez les sujets traités par rapport au groupe placebo.

L'ashwagandha

Posologie recommandée et meilleures formes

Pour bénéficier des propriétés immunostimulantes de l’astragale, plusieurs formes sont disponibles :

  • Racine séchée en tisane : 3-6 g par jour en décoction (15 minutes d’ébullition douce)
  • Gélules standardisées : 500-1000 mg d’extrait, 2-3 fois par jour
  • Teinture-mère (1:5) : 20-40 gouttes, 3 fois par jour
  • Extrait fluide (1:1) : 2-4 ml par jour

Le Dr. Andrew Weil, médecin intégratif de renommée mondiale, recommande « une cure de 3 mois avant la saison hivernale, suivie d’une semaine de pause tous les mois pour éviter l’accoutumance et optimiser l’efficacité de l’astragale. »

Quels sont les principaux actifs de la rhodiola rosea ?

La rhodiola rosea, ou orpin rose, est l’une des meilleures plantes pour combattre la fatigue mentale et améliorer les performances cognitives. Cette plante qui pousse dans les régions montagneuses d’Europe et d’Asie contient des composés bioactifs puissants.

performances cognitives

Présentation des rosavines et salidrosides et leurs bienfaits

Les principaux composés actifs de la rhodiola sont :

Actif principalEffet sur l’organismePrésence (%)
RosavinesRéduction du stress, anxiolytique3%
SalidrosidesAmélioration cognitive, neuroprotection1%
TyrosolAntioxydant, cardioprotecteur0,5%
ProanthocyanidinesAnti-inflammatoire, antioxydant1,5%

Le professeur Alexander Panossian, chercheur en pharmacognosie et spécialiste des adaptogènes, explique que « les rosavines agissent comme inhibiteurs des monoamine oxydases et modulent la libération de sérotonine et de dopamine dans le cerveau, ce qui explique leurs effets sur l’humeur et la résistance au stress. »

Les salidrosides, quant à eux, possèdent des propriétés neuroprotectrices remarquables. Ils protègent les cellules nerveuses contre les dommages oxydatifs et stimulent la synthèse de protéines impliquées dans la plasticité neuronale.

Effets sur la gestion du stress et les performances cognitives

Une étude publiée dans Phytomedicine a montré que la rhodiola améliorait significativement les capacités cognitives et physiques chez des étudiants pendant des périodes d’examens stressantes. « Les sujets ayant reçu 400 mg d’extrait standardisé de rhodiola quotidiennement ont rapporté une diminution de 44% des symptômes de fatigue mentale et une amélioration de 42% des performances aux tests de concentration par rapport au groupe placebo, » souligne le Dr. Richard Brown, psychiatre à l’Université Columbia.

anti stress

La rhodiola se distingue également par sa capacité à améliorer la résistance à l’effort physique. Des études chez des athlètes ont démontré qu’elle permettait d’augmenter le temps d’endurance et de réduire le temps de récupération après l’exercice.

Quelle est la meilleure façon de consommer le maca ?

Le maca (Lepidium meyenii), racine andine ancestrale, est considéré comme l’une des meilleures adaptogènes pour l’équilibre hormonal et l’énergie. Son mode de consommation optimal dépend de plusieurs facteurs.

Comparaison entre poudre, gélules et extraits liquides

Différentes formes de maca existent sur le marché, chacune avec ses avantages :

  • Poudre de maca : La forme traditionnelle la plus complète, contenant l’ensemble des nutriments. Biodisponibilité moyenne (60-70%). Dosage habituel : 5-10g par jour (1-2 cuillères à café).
  • Gélules : Pratiques pour un dosage précis et une utilisation quotidienne. Biodisponibilité similaire à la poudre. Posologie standard : 1500-3000mg par jour.
  • Extraits liquides : Absorption rapide et excellente biodisponibilité (80-90%). Idéal pour les personnes ayant des difficultés digestives. Dosage : 1-2ml, 1-2 fois par jour.
  • Maca gélatinisée : Poudre dont l’amidon a été retiré par un processus de cuisson, la rendant plus digestible. Recommandée pour les personnes sensibles aux troubles digestifs. Biodisponibilité améliorée (75-85%).
maca

Selon la nutritionniste Julie Dantchev, « la poudre de maca traditionnelle reste la forme la plus complète pour bénéficier de l’ensemble du spectre nutritionnel, mais les extraits standardisés garantissent une concentration constante en principes actifs. »

Différences entre maca rouge, noire et jaune

Le maca existe en trois variétés principales, chacune possédant des propriétés spécifiques :

VariétéCouleurPropriétés spécifiquesIndications principales
JauneBeige à jaune clairÉquilibrant hormonal général, énergisantFatigue, stress chronique
RougeRouge à violetRiche en glucosinolates, effet sur les hormones fémininesSymptômes prémenstruels, ménopause
NoireGris foncé à noirConcentration élevée en iode et zinc, soutien hormonal masculinSanté prostatique, fertilité masculine

Le Dr. Gustavo Gonzales, chercheur à l’Université péruvienne Cayetano Heredia, a démontré dans plusieurs études que « le maca noir améliore significativement la qualité du sperme et les paramètres de fertilité masculine, tandis que le maca rouge est particulièrement efficace pour atténuer les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur. »

Pour optimiser les effets du maca, les experts recommandent de le consommer le matin ou en début d’après-midi, idéalement avec un repas contenant des lipides pour améliorer l’absorption des composés actifs liposolubles.

Quels sont les effets secondaires possibles de l’éleuthérocoque ?

L’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus), souvent appelé « ginseng sibérien », est l’une des meilleures plantes adaptogènes pour l’endurance physique et mentale. Malgré ses nombreux bienfaits, il peut présenter certains effets indésirables qu’il convient de connaître.

éleuthérocoque

Risques d’interactions médicamenteuses

L’éleuthérocoque peut interagir avec plusieurs catégories de médicaments :

  • Anticoagulants et antiplaquettaires (warfarine, aspirine) : Risque potentiel d’augmentation de l’effet anticoagulant.
  • Médicaments hypoglycémiants : Peut potentialiser l’effet hypoglycémiant des antidiabétiques oraux et de l’insuline.
  • Inhibiteurs du cytochrome P450 : Modification possible du métabolisme de certains médicaments.
  • Digoxine : Risque d’augmentation des niveaux sériques.
  • Immunosuppresseurs : Peut contrecarrer leur action en stimulant le système immunitaire.

Le Dr. Josef Brinckmann, expert en herboristerie clinique, souligne que « l’éleuthérocoque peut modifier la pharmacocinétique de plusieurs médicaments en influençant l’activité des enzymes hépatiques du cytochrome P450, particulièrement CYP3A4 et CYP2C9. »

effets secondaires

Contre-indications pour certaines pathologies

L’éleuthérocoque est contre-indiqué ou nécessite une surveillance particulière dans les cas suivants :

  • Hypertension artérielle non contrôlée : Peut provoquer une élévation temporaire de la pression artérielle.
  • Troubles cardiaques : Arythmie, tachycardie, fibrillation auriculaire.
  • Hyperthyroïdie : Risque d’exacerbation des symptômes en raison de ses effets stimulants.
  • États fébriles aigus : L’effet immuno-stimulant peut aggraver les réactions inflammatoires.
  • Troubles bipolaires : Risque de déclenchement d’épisodes maniaques chez les personnes prédisposées.
  • Grossesse et allaitement : Données insuffisantes sur l’innocuité.

Selon le professeur Kerry Bone, phytothérapeute clinicien, « l’éleuthérocoque devrait être utilisé avec précaution chez les personnes souffrant d’hypertension, avec un suivi régulier de la pression artérielle, particulièrement en début de traitement. »

Quels sont les effets secondaires les plus courants des plantes adaptogènes ?

Si les meilleures plantes adaptogènes sont généralement bien tolérées, elles peuvent néanmoins provoquer certains effets indésirables qu’il est important de connaître avant de les utiliser.

meilleures plantes adaptogènes

Fatigue paradoxale, insomnie, troubles digestifs

Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés sont :

  • Fatigue paradoxale : Certains adaptogènes, particulièrement pris à forte dose ou en fin de journée, peuvent entraîner une stimulation excessive suivie d’une fatigue de rebond.
  • Troubles du sommeil : Les adaptogènes aux propriétés stimulantes comme la rhodiola, l’éleuthérocoque ou le schisandra peuvent provoquer de l’insomnie s’ils sont consommés en soirée.
  • Perturbations digestives : Nausées, crampes abdominales, diarrhées ou constipation sont parfois rapportées, notamment en début de traitement ou à doses élevées.
  • Maux de tête : Souvent transitoires, ils se manifestent généralement en début de cure.
  • Irritabilité ou agitation : Particulièrement chez les personnes sensibles aux stimulants ou souffrant d’anxiété préexistante.

La Dre Aviva Romm, médecin intégrative et herboriste, explique que « ces réactions peuvent être le signe que la dose est trop élevée, que l’adaptogène choisi n’est pas adapté à votre constitution individuelle, ou qu’il est pris à un moment inadéquat de la journée. »

Tableau récapitulatif des effets secondaires par plante

Plante adaptogèneEffets secondaires potentielsFréquencePrécautions particulières
AshwagandhaSomnolence, troubles digestifs, diminution de la pression artériellePeu fréquentÉviter en cas d’hyperthyroïdie
RhodiolaInsomnie, agitation, sécheresse buccale, vertigesOccasionnelPrendre le matin, éviter chez les personnes bipolaires
ÉleuthérocoqueAnxiété, palpitations, hypertension, troubles du sommeilRareContre-indiqué en cas d’hypertension non contrôlée
GinsengNervosité, insomnie, tachycardie, hypertension, hypoglycémieModéréÉviter avec anticoagulants et stimulants
SchisandraBrûlures d’estomac, éruptions cutanées, troubles digestifsRarePrudence chez les épileptiques
AstragaleRéactions allergiques, immunostimulation excessiveTrès rareÉviter avec immunosuppresseurs
MacaAcné, déséquilibres hormonaux, agitationPeu fréquentPrudence en cas de cancer hormono-dépendant
Tulsi (basilic sacré)Hypoglycémie, diminution de la fertilité masculineTrès rareInteraction avec anticoagulants

Le professeur Panossian, expert mondial des adaptogènes, recommande « d’introduire les adaptogènes graduellement, en commençant par des doses faibles et en augmentant progressivement, tout en observant attentivement la réponse individuelle. »

Quelles précautions faut-il prendre avec adaptogènes ?

Malgré les bienfaits des meilleures plantes adaptogènes, certaines précautions s’imposent pour garantir une utilisation sécuritaire et efficace.

Quelles précautions faut-il prendre avec les plantes adaptogènes

Recommandations pour les femmes enceintes, les personnes sous traitement médical

Pendant la grossesse et l’allaitement : La plupart des adaptogènes ne sont pas recommandés pendant la grossesse en raison du manque d’études de sécurité. Le Dr. Tieraona Low Dog, médecin intégratif spécialisée en médecine des femmes, recommande « d’éviter la majorité des adaptogènes pendant la grossesse, particulièrement durant le premier trimestre, en raison de leurs effets potentiels sur les hormones et la circulation utérine. »

Les plantes comme l’ashwagandha, la rhodiola et le ginseng sont formellement contre-indiquées. Seul le shatavari (Asparagus racemosus) est traditionnellement utilisé en Ayurveda pendant la grossesse et l’allaitement, mais toujours sous supervision médicale.

Pour les personnes sous traitement médical : les plantes adaptogènes peuvent interagir avec de nombreux médicaments :

  • Anticoagulants et antiplaquettaires : Risque hémorragique accru avec le ginseng, l’astragale et le schisandra.
  • Antidiabétiques : Risque d’hypoglycémie avec ashwagandha, ginseng et éleuthérocoque.
  • Antihypertenseurs : L’ashwagandha peut potentialiser l’effet hypotenseur, tandis que l’éleuthérocoque peut le contrecarrer.
  • Hormones thyroïdiennes : L’ashwagandha peut modifier les besoins en hormones thyroïdiennes de synthèse.
  • Immunosuppresseurs : Action antagoniste possible des adaptogènes immunostimulants comme l’astragale.
  • Sédatifs et anxiolytiques : Effets additifs possibles avec l’ashwagandha, effets antagonistes avec la rhodiola.

Le professeur Ikhlas Khan, directeur du Centre national de recherche sur les produits naturels, souligne l’importance « d’informer systématiquement son médecin et son pharmacien de la prise des plantes adaptogènes, ces interactions pouvant nécessiter un ajustement des doses médicamenteuses. »

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents de l’Ashwagandha ?

Bien que figurant parmi les meilleures plantes, l’ashwagandha peut provoquer certains effets indésirables qu’il est essentiel de connaître.

précautions Ashwagandha

Troubles digestifs, somnolence, baisse de la pression artérielle

Les effets secondaires de l’ashwagandha les plus couramment rapportés sont :

  1. Troubles digestifs : L’ashwagandha peut irriter les muqueuses gastro-intestinales, provoquant nausées, diarrhées, douleurs abdominales ou constipation. Selon une étude clinique publiée dans le Journal of Ayurveda and Integrative Medicine, ces troubles concernent environ 15% des utilisateurs, particulièrement en début de traitement et à doses élevées.
  2. Somnolence et sédation : En raison de ses propriétés anxiolytiques et de son action sur les récepteurs GABA, l’ashwagandha peut provoquer une somnolence diurne, notamment chez les personnes sensibles ou lorsqu’elle est combinée à d’autres substances sédatives.
  3. Hypotension : Le Dr. Randy Horwitz, directeur médical de l’Arizona Center for Integrative Medicine, note que « l’ashwagandha peut entraîner une baisse significative de la pression artérielle, ce qui peut être problématique chez les personnes hypotendues ou prenant des médicaments antihypertenseurs. »
  4. Augmentation de la température corporelle : Un léger effet thermogénique a été observé, pouvant provoquer des bouffées de chaleur chez certaines personnes.
  5. Bouche sèche : Symptôme relativement fréquent mais généralement bénin.
  6. Immunostimulation excessive : Chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, l’ashwagandha peut théoriquement exacerber les symptômes en stimulant le système immunitaire.
Plantes Adaptogènes anti stress

Le professeur Benjamin Weeks, pharmacologue à l’Université Nova Southeastern, recommande « de débuter avec des doses faibles d’ashwagandha (250-300 mg par jour) et d’augmenter progressivement selon la tolérance individuelle, en divisant la dose quotidienne en 2-3 prises pour minimiser les effets digestifs. »

Quelles précautions prendre avant de les consommer ?

Avant d’intégrer les meilleures plantes adaptogènes à votre régime, plusieurs précautions s’imposent pour garantir une utilisation sécuritaire et efficace.

Consultation médicale recommandée dans certains cas

Une consultation médicale préalable est fortement recommandée dans les situations suivantes :

  • Maladies chroniques : Diabète, hypertension, pathologies cardiaques, troubles hépatiques ou rénaux.
  • Prise de médicaments : Particulièrement les anticoagulants, antidépresseurs, hormones, immunosuppresseurs ou médicaments contre l’hypertension.
  • Antécédents d’allergies : Notamment aux plantes de la famille des Astéracées (pour l’éleuthérocoque) ou des Solanacées (pour l’ashwagandha).
  • Chirurgie programmée : Arrêt recommandé 2-3 semaines avant toute intervention chirurgicale en raison des effets potentiels sur la coagulation et la glycémie.
  • Troubles thyroïdiens : L’ashwagandha et certains adaptogènes peuvent modifier la fonction thyroïdienne.

Le Dr. Andrew Weil recommande « de toujours informer votre médecin et votre pharmacien de votre consommation d’adaptogènes, même s’ils sont perçus comme inoffensifs, car les interactions avec les traitements conventionnels peuvent être significatives. »

Impact sur les maladies auto-immunes et les traitements hormonaux

Maladies auto-immunes : Les adaptogènes immunostimulants comme l’astragale, l’éleuthérocoque et le ginseng peuvent théoriquement aggraver certaines maladies auto-immunes en augmentant l’activité immunitaire déjà excessive.

La Dre Aviva Romm explique que « pour les personnes atteintes de lupus, de polyarthrite rhumatoïde, de psoriasis ou d’autres conditions auto-immunes, il est préférable d’éviter les adaptogènes fortement immunostimulants et de privilégier ceux ayant des propriétés immunomodulatrices plus équilibrées comme l’ashwagandha ou le reishi. »

Une étude récente publiée dans Autoimmunity Reviews suggère toutefois que certains adaptogènes comme l’ashwagandha pourraient avoir des effets bénéfiques dans les maladies auto-immunes grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires, mais ces résultats nécessitent confirmation par des essais cliniques à grande échelle.

Traitements hormonaux : Plusieurs adaptogènes peuvent interagir avec les traitements hormonaux :

  • L’ashwagandha, le maca et le shatavari peuvent influencer les niveaux d’œstrogènes et de progestérone, interférant potentiellement avec les contraceptifs hormonaux ou les traitements hormonaux substitutifs.
  • Le ginseng peut moduler les niveaux d’œstrogènes et de testostérone, ce qui peut être problématique chez les personnes atteintes de cancers hormono-dépendants ou sous hormonothérapie.
  • L’ashwagandha peut modifier les besoins en hormones thyroïdiennes chez les personnes sous lévothyroxine.

Le professeur Ethan Basch, oncologue et spécialiste des médecines complémentaires à l’Université de Caroline du Nord, recommande « une grande prudence et un suivi médical régulier pour les personnes sous traitement hormonal souhaitant utiliser des adaptogènes, avec des analyses sanguines plus fréquentes pour ajuster les dosages si nécessaire. »

Quels sont les signes d’une réaction allergique à l’Ashwagandha ?

Bien que l’ashwagandha soit généralement bien tolérée et figure parmi les meilleures plantes adaptogènes, elle peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes, notamment celles ayant une sensibilité aux plantes de la famille des Solanacées (tomates, pommes de terre, aubergines).

Symptômes à surveiller : éruptions cutanées, gonflements, troubles respiratoires

Les signes d’une réaction allergique à l’ashwagandha peuvent varier d’intensité, des manifestations légères aux réactions graves :

Réactions cutanées :

  • Éruptions cutanées (rash, urticaire)
  • Démangeaisons (prurit)
  • Rougeurs localisées ou diffuses
  • Gonflement des lèvres, du visage ou des paupières (angioœdème)

Le Dr. Robert Rountree, médecin spécialisé en médecine intégrative, note que « les réactions cutanées sont généralement les premiers signes d’une sensibilité à l’ashwagandha et ne doivent pas être ignorées, car elles peuvent précéder des réactions plus graves. »

Symptômes respiratoires :

  • Congestion nasale ou écoulement nasal
  • Éternuements répétés
  • Sensation d’oppression thoracique
  • Respiration sifflante (wheezing)
  • Difficultés respiratoires

Symptômes gastro-intestinaux :

  • Douleurs abdominales intenses
  • Nausées et vomissements
  • Diarrhée

Signes d’anaphylaxie (urgence médicale) :

  • Gonflement de la gorge et des voies respiratoires
  • Difficulté à respirer ou à avaler
  • Chute de la pression artérielle
  • Vertiges, étourdissements, perte de conscience
  • Rythme cardiaque rapide ou irrégulier

La Dre Christine Milner, allergologue, souligne l’importance « d’arrêter immédiatement la consommation d’ashwagandha à l’apparition des premiers signes d’allergie et de consulter un médecin sans délai. En cas de symptômes graves comme des difficultés respiratoires ou un gonflement de la gorge, une attention médicale d’urgence est nécessaire. »

Les personnes ayant des antécédents d’allergies multiples ou souffrant d’asthme présentent un risque accru de réactions allergiques aux plantes adaptogènes et devraient faire preuve d’une vigilance particulière lors de leur première utilisation, en commençant par des doses très faibles.

Comment l’Ashwagandha peut-elle affecter les personnes atteintes de troubles bipolaires ?

Bien que figurant parmi les meilleures plantes pour la gestion du stress, l’ashwagandha peut présenter des risques particuliers pour les personnes atteintes de troubles bipolaires.

Comment l'Ashwagandha peut-elle affecter les personnes atteintes de troubles bipolaires

Risque de manie et d’agitation chez certaines personnes

L’ashwagandha, par ses mécanismes d’action sur les neurotransmetteurs cérébraux, peut potentiellement déclencher ou exacerber des épisodes maniaques ou hypomaniaques chez les personnes souffrant de troubles bipolaires.

Selon le Dr. James Lake, psychiatre spécialisé en médecine psychiatrique intégrative, « les adaptogènes comme l’ashwagandha peuvent moduler les niveaux de sérotonine, dopamine et noradrénaline dans le cerveau, ce qui peut entraîner un basculement de l’humeur chez les patients bipolaires, particulièrement en phase de stabilisation ou en rémission. »

Les symptômes à surveiller incluent :

  • Augmentation anormale de l’énergie
  • Réduction du besoin de sommeil
  • Accélération du débit verbal et fuite des idées
  • Irritabilité accrue ou euphorie inappropriée
  • Comportements impulsifs ou à risque
  • Agitation psychomotrice
  • Pensées accélérées ou désorganisées

Une étude de cas publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry a rapporté trois incidents où des patients atteints de trouble bipolaire stabilisés sous traitement ont développé des symptômes maniaques après avoir commencé une supplémentation en ashwagandha, avec normalisation après l’arrêt de la plante.

Avis des experts en psychiatrie sur les plantes adaptogènes

Le consensus des experts psychiatriques concernant l’utilisation de l’ashwagandha chez les patients bipolaires est généralement prudent.

Le professeur Roger McIntyre, psychiatre et directeur du Mood Disorders Psychopharmacology Unit à l’Université de Toronto, recommande « d’éviter l’ashwagandha et autres adaptog

Publications similaires